Le « Jeu de la Guerre » / G.-E. Debord & A. Becker-Ho
II. DES UNITÉS COMBATTANTES
Chaque camp dispose, à l'ouverture des hostilités, de 15 unités combattantes se répartissant comme suit : 9 régiments d'infanterie,
4 régiments de cavalerie,
1 régiment d'artillerie à pied,
1 régiment d'artillerie à cheval.
La vitesse de la marche de chaque unité est de 1 case par coup pour l'infanterie et l'artillerie à pied, et de 2 cases pour la cavalerie et l'artillerie à cheval. Chaque unité peut se déplacer dans tous les sens. Les unités qui se déplacent de deux cases peuvent opérer ce déplacement en ligne droite ou en diagonale, ou bien par une case en ligne droite et une case en diagonale successivement - ou l'inverse -, sous cette seule restriction qu'elles ne peuvent passer que par des cases vides. Il est évidemment permis à ces unités rapides de ne se déplacer que d'une seule case par coup, selon l'opportunité.
Les unités possèdent une force tactique définie pour chaque type d'arme, qui est différente selon qu'elles attaquent ou qu'elles sont attaquées. Cette force tactique est exprimée, dans les diverses situations, par des coefficients en chiffres.
Le régiment d'infanterie a un coefficient offensif de 4, un coefficient défensif de 6. Ce coefficient défensif est porté à 8 quand cette unité occupe un col, et atteint 10 quand elle tient garnison dans une forteresse.
Le régiment de cavalerie a un coefficient offensif de 7 quand il charge, c'est-à-dire quand il est au contact immédiat de la case occupée par une unité ennemie qu'il attaque. Son coefficient défensif est de 5 ; il n'est pas augmenté si l'unité de cavalerie occupe un col ou une forteresse. En dehors de la charge, la cavalerie peut être employée comme infanterie en attaque, et son coefficient offensif est alors de 4.
La charge de cavalerie est l'addition du poids offensif de toutes les unités de cavalerie qui se trouvent alignées, sans solution de continuité, sur une suite de cases, horizontale, verticale ou diagonale, derrière celle de ces unités qui a été placée au contact immédiat d'une unité ennemie. La cavalerie ne peut attaquer par une charge une unité, de quelque nature qu'elle soit, qui est retranchée dans un col ou dans une forteresse.
Le régiment d'artillerie (le fait qu'il soit à pied ou à cheval n'introduisant d'autre différence que sa vitesse de déplacement) a un coefficient offensif de 5. Son coefficient défensif est de 8. Ce coefficient défensif monte à 10 quand l'artillerie est placée dans un col, et à 12 quand elle est dans une forteresse.
Le tir de toutes les unités - comme aussi la charge pour la cavalerie - s'opère uniquement sur un alignement direct de cases, donc en suivant les colonnes verticales, horizontales, ou diagonales, qui environnent la case occupée par l'unité agissante. La portée, offensive ou défensive, de l'artillerie est de 3 cases dans toutes les colonnes environnantes. La portée du tir de l'infanterie est de 2 cases. La portée d'une unité de cavalerie agissant défensivement (ou employée comme infanterie en attaque, c'est-à-dire quand elle n'est pas au contact de la case attaquée, soit immédiatement soit par l'intermédiaire d'une autre unité de cavalerie amie) est également de 2 cases. Ainsi, la portée offensive de la cavalerie, quand elle charge tout entière en une seule colonne, peut atteindre 4 cases pour le dernier de ses quatre régiments, dont le coefficient offensif se fait sentir jusque sur la case abordée par le premier. Mais si ce premier régiment est contre-attaqué au coup suivant, il ne sera soutenu, outre son propre coefficient défensif, que par ceux des deux unités qui le suivent, la quatrième se trouvant hors de portée.